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Quatrième de couverture

Le Dr Cambo a le cœur lourd. Trente ans après la mort mystérieuse de Francis, un jeune berger résistant, il ressasse ce passé qui l’obsède : Francis est-il mort en héros ou victime d’un accident ? Comme lui, les habitants du village seront à jamais marqués par ce drame, bien que personne n’ose en parler. Deux crimes successifs vont amener, aujourd’hui, un commissaire de police sur les lieux : il enquête, interroge les villageois et les langues se délient…

Une enquête, nourrie de confidences et d’aveux, mêlant le présent au passé, le vécu à l’imaginaire, au sein d’une communauté jalouse de ses secrets.

Extrait

" Leur dira-t-il adieu ? Adieu à ses chaussettes, au père, à Célestine ? Adieu à Martial ? À tous ceux qu’il a connus comme s’il devait ne jamais les revoir ? À ses montagnes, adieu, à ses brebis, adieu… Adieu au village… Il étouffe soudain de ne pouvoir leur parler, de n’être compris par aucun de ceux qu’il aime, sauf Cambo, son ami vrai, celui qui croit en lui, lui accorde sa confiance. « Tu feras de grandes choses, Francis », lui a promis un jour le docteur. Et Francis a grandi dans l’assurance d’être un jour un homme dont on parlerait. Quoi de plus naturel. Et dont la légende sauterait les siècles. [...] Cette nuit, il le sait, cette nuit ne sera une nuit comme les autres ni pour lui ni pour personne."  
 


Ils en parlent sur l'Internet (pour en savoir plus, cliquer sur le lien si nécessaire, merci) :

Lettres Vagabondes (26 avril 2012)
par Serge Cabrol

Culture & Questions qui font débats (mars 2012)
par Jean-Yves Alt

L'est-éclair (8 avril 2012)
Article repris par Libération Champagne

Le Petit Dignois (16 juillet 2012)
par Victor Bérenguier

Salon du Livre Pyrénéen (4 juin 2012)
par Stéphane Lévêque


Ils en ont aussi parlé dans la presse (quelques unes des chroniques) :
 
 
HERRIA – n° 3143 – Hebdomadaire Basque – 23 février 2012
 
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Cette chronique m’a été gentiment traduite par Peio Jorajuria, rédacteur en chef de HERRIA
 
Bien qu’il soit natif de la région parisienne et que le plus souvent il y réside, de même qu’en Bretagne, l’écrivain Gérard Glatt connaît parfaitement notre région. Parmi ses livres, « Contes du Pays Basque » et le roman « Holçarté ». Ce mois de février, il nous revient avec un nouveau roman : « Le Temps de l’oubli ». Même si le cœur de ce roman se situe au Béarn, en vallée d’Aspe, ses ailes s’étendent jusqu’en Soule, vers Licq, Larrau et Sainte Engrâce.
 
Un médecin dénommé Cambo s’en va par les chemins, le cœur triste, hanté par des souvenirs datant de 30 ans, la mort du jeune berger Francis, souvenir cruel du temps de la résistance… Le docteur Cambo est un des personnages principaux du roman, entouré par Sébastien Itahoa et ses deux fils bergers, Célestine Arbitous, Guillaume Barbazan, le vieil Isturigues, Raoul Bertram, Antoine Balaïte, Fidèle Armango et d’autres, tous humbles habitants des lieux, fils et filles de ce si rude milieu agricole. Nous cheminons incessamment dans ces villages de Lescun, Eygun, Borce, Bedous… au pied du Billare. Nous cheminons aussi en va-et-vient dans le temps, entre 1942, temps des passeurs de frontière, et 30 ans plus tard, période emplie de mystères, d’histoires cruelles, de mort. Deux crimes bizarres également, qu’un commissaire essaiera de dénouer. Des gens qui parlent peu, chacun n’en pensant pas moins. Tous ces nœuds cependant se dénouent peu à peu, il aura fallu 30 longues années pour cela. Les mystères comme souvent ne s’éclaircissant qu’à la fin…
 
Roman écrit avec talent (Editions de Borée, 320 pages, 20 euros).

RUEIL INFOS - n° 298 - Eté 2012

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Sensible à la majesté des grands espaces comme à la complexité de l'âme humaine, Gérard Glatt appartient assurément à la catégorie des écrivains « alchimistes » à même de métamorphoser les petits riens de la vie quotidienne en captivantes fictions. Auteur d'une douzaine d'ouvrages, dont sept ont été édités à ce jour, ce Rueillois de longue date vient de publier un roman qui illustre parfaitement la fertilité de son imagination. Hymne à la mémoire, Le Temps de l'oubli met en scène une communauté rurale enclavée, en proie à un souvenir refoulé, dans le fascinant théâtre naturel du cirque haut-béarnais de Lescun, en vallée d'Aspe. Intrigue enveloppée de mystère, gardiens involontaires de lourds secrets, non-dits énigmatiques, enquête policière, tous les ingrédients sont réunis pour susciter la curiosité du lecteur, amené à élaborer, valider ou infirmer ses propres hypothèses au fil du récit. Construction narrative et qualité de plume soulignent l'expérience de l'homme de lettres. De fait, Gérard Glatt écrit depuis l'âge de 8 ans. Éloigné des distractions de son âge pour avoir contracté une pleurésie, le jeune garçon se réfugie dans la lecture et la rédaction de ses premiers textes. Au cours de ses études secondaires, des rencontres décisives avec des professeurs d'exception (Jean Markale,  chantre du monde celtique, l'orientaliste René Khawam et, surtout, Roger Vrigny, prix Femina 1963) devaient l'encourager dans cette voie, bien qu'il entreprît un cursus en droit. Employé à la direction générale des Douanes, puis dans des cabinets de conseil privés, avant d'achever son parcours professionnel en qualité de chef d'entreprise, Gérard Glatt mène de front une carrière d'écrivain, aiguillonnée par la sortie de son premier opus chez Calmann Lévy – où il retrouve son mentor, Roger Vrigny – en 1977. « L'écriture est un besoin primaire que j'éprouve depuis l'enfance », résume ce jeune retraité, toujours armé de son carnet. Une soif qui n'est pas près d'être étanchée... Yaël SIMON

Gérard Glatt, Le Temps de l'oubli, éditions  De Borée, 20 €