Pour situer son premier roman, Gérard Glatt a choisi un lieu sauvage, un gouffre de trois cents mètres placé au milieu d'un cirque de montagnes. C'est là que pendant la dernière guerre, en une froide nuit de 1943, un fils du village voisin a trouvé la mort.

Membre d'un réseau de résistants, a-t-il été abattu comme on le dit par une patrouille allemande ou a-t-il voulu, afin que l'on garde de lui le souvenir d'un héros, se laisser abattre par l'un de ses camarades - un peu trouble - et qui lui vouait une amitié plutôt "spéciale" ?

Des années plus tard un homme enquête. Il interroge les habitants, l'ami qui semble traîner derrière lui comme un remords...

Un roman qui tour à tour nous entraîne à travers les sentiers montagneux, les forêts, les alpages, nous fait pénétrer dans les demeures de ces gens simples, mais au coeur si droit que sont les montagnards, tout en laissant sans cesse planer ce mystère : comment est mort Francis ?

Germaine Hennebelle - La Voix du Nord - 27/09/1977


 

Parler aux bêtes, murmurer à la nature, laisser crier les hommes est un privilège rare. Il semble que Gérard Glatt qui publie son premier roman Holçarté, le possède. Son éditeur présente ce livre comme étant " à l'opposé d'une certaine littérature citadine du béton et du macadam ", et nous ouvrant " toutes grandes les portes sur la nature ".  C'est vrai, Holçarté est un " hymne d'amour au pays béarnais, un paradis d'eaux vives, de sentiers montagneux, de forêts, d'alpages ". Et si le récit tourne autour d'une enquête menée tant bien que mal par le médecin du village, Cambo, il n'apparaît que comme un prétexte à ce chant.

Gérard Glatt utilise toutes les ressources bucoliques de son langage, il mêle poésie et dialogue pour mieux laisser s'imposer l'atmosphère de son pays. Bien sûr, un peu de concision eut permis de faire là un petit joyau du genre ; mais nous tenons avec Gérard Glatt un ton nouveau que nous suivrons sans effort.

Bertrand Galimard-Flavigny - Magazine Littéraire - 11/1977



Un premier roman dont le récit se déroule comme une enquête dans un Béarn sauvage.


Quinzaine Littéraire - 01/10/1977


 

Le cadre : un pays de montagne, à la fois sauvage et majestueux (le Haut-Béarn). L'action : un garçon trouve la mort mystérieusement, lors du passage clandestin, en 1943, de la frontière espagnole. Ce roman a pour séductions majeures sa fraîcheur bucolique, sensuelle, et un goût fortement exprimé de l'absolu.
 

Témoignage Chrétien - 29/09/1977



Promenades dans ces crevasses, situées, précise-t-on, au Pays basque à la frontière du Haut Béarn. Les descriptions, l'évocation de ce monde placé à des années lumières des cités bétonnées, rappellent malgré l'intrigue d'aujourd'hui, les romans d'autrefois. René Bazin et Henry Bordeau siégèrent à l'Académie Française. Tous les espoirs sont permis à Gérard Glatt.
 

Pierre Lamys - Charente Libre - 09/09/1977



Pour Gérard Glatt, l'épopée de Francis est le motif d'une double insertion dans la nature et dans l'humain.

Une foule d'êtres se présentent à nous, finement restituée. Dans une vallée pyrénéenne, vivent des hommes frustes que la culture des champs et l'exploitation du bois comblent de satisfaction. Et tout un village mène ainsi une existence paisible et sans problème. Vint le temps de l'occupation, la proximité de la frontière fit de cette région un lieu idéal de passage... avec les risques et l'héroïsme qui peuvent être associés.

Un médecin, une famille, des hommes et des femmes que les petites choses de la vie réunissent et qui savent garder des secrets... Francis est-il mort en héros ou victime d'un "accident" ?

Dans le roman de Gérard Glatt le vécu se mêle à l'imaginaire, les aveux aux confidences, les rapports aux enquêtes...

Un très beau récit, cependant, le fil conducteur est trop enchevêtré pour aider le lecteur, et la complexité des sentiments déroute parfois.

Mais l'essentiel n'est pas dans l'action, il est dans la beauté des descriptions: nature, collines, alpages, ruisseaux, prairies sont autant de petits tableaux où vivent des hommes et des femmes comme tout le monde, avec les passions, les joies, les espoirs et l'angoisse de tous les jours.

Les prochains romans de Gérard Glatt donneront certainement beaucoup de joie aux lecteurs.

 

Renaissance du Loir et Cher - 17/12/1977