Mercredi 1 février 2012
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22:28
" Le soleil tapait fort en ce dimanche d'août et Robert se
demandait s'il n'était pas un peu fou de pédaler sur cette route où le goudron, plus épais par endroits, brillait comme de l'eau noire. "
Retour à la terre, de Marie de Palet (Terre de poche - De Borée)
Par Gérard Glatt
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Samedi 28 janvier 2012
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23:00
" Une décennie durant, le monde a mesuré cent pas
et j'ai laissé encore une bonne partie des sept années suivantes entre les murs de l'hôtel Renaissance qui en formait le coeur. "
La mort de Brune, de Pierre Bergournioux (Gallimard)
Par Gérard Glatt
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Mercredi 14 décembre 2011
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10:03
" Andrée Amour est auteure pour la jeunesse. Elle met un e
final à auteur, comme ses consoeurs canadiennes. Voyelle muette qui féminise son écriture comme son prénom, lien ténu entre les genres, espace de liberté. "
Ali Amour, de Michèle Bayar ( Orizons)
Par Gérard Glatt
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Lundi 12 décembre 2011
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10:59
" La comptabilité avait été reléguée au fond de la
dernière cours, dans un petit bâtiment de briques jadis rouges, le seul encore debout de l'ancienne usine Samson. De sa fenêtre, Guéret voyait devant lui, à perte de vue, ce paysage si plat où se
hérissaient, comme au hasard, quelques malheureux corons abandonnés ou déjà à demi réabsorbés par la terre, mais plus nombreux quand même que les arbres, les trois arbres piqués droit parmi eux
dont la lente et poussièreuse agonie n'offrait même pas les poses de la crucifixion. "
Le chien couchant, de Françoise Sagan (Flammarion)
Par Gérard Glatt
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Samedi 10 décembre 2011
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10:55
" Vous ne savez pas si vous aimez les animaux mais
vous en voulez absolument un, vous voulez une bête. C'est l'une des premières manifestations de votre désir, un désir d'autant plus puissant qu'il reste inassouvi. "
Que font les rennes après noël ? de Olivia Rosenthal (Verticales)
Par Gérard Glatt
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Jeudi 8 décembre 2011
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10:47
" Guillaumin se dit qu'il avait du temps, que le
père ne devait pas l'attendre avant 3 heures... A la sortie de Pontgibaud, après avoir dépassé la fonderie surmontée par ses trois cheminées dont la fumée obscurcissait continuellement le ciel,
il mit sa jument au pas. "
La Bonne Providence, de Jean-Pierre Croizier (De Borée)
Par Gérard Glatt
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Lundi 13 juin 2011
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10:45
" C'est une humide et fraîche matinée de décembre normand. Un ineffable crachin mouille bêtes, choses et gens. Le monde
contemple sa création et détourne son regard. "
Tête de cheval, de Marc Trillard (Phébus)
Par Gérard Glatt
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