Publié par Gérard Glatt

l-autopromo-gg.jpgLu dans Ouest-France, le jeudi 20 septembre 2012, ce billet d'humeur de Florence Le Méhauté. Je cite : " Mardi 11 septembre. La seconde partie du Grand Journal débute sur Canal +. Ce soir-là, Michel Denisot et Daphné Bürki reçoivent Ariane Massenet et Maïtena Biraben, également animatrices sur la chaîne cryptée. Certes, le talk-shaw a l'habitude d'inviter des vedettes du petit écran et de leur servir la soupe. Mais là, on a assisté à vingt minutes de promotion en règle, surtout pour le rendez-vous de Maïtena, Le Suplèment ; tout ce beau monde évitant de se tutoyer pour faire croire qu'il s'agissait d'une émission " normale ", Michel Denisot donnant du vous à Ariane Massenet alors qu'ils ont présenté ensemble le Grand Journal pendant sept ans, ça sonne quand même bizarre. Bien sûr, la pratique n'a rien de nouveau. Mais à force de se généraliser, elle en devient lassante. Emissions média, journaux télévisés, rendez-vous populaires comme C à vous..., tous les prétextes sont bons pour faire la réclame des nouveautés ou relancer un programme en mal d'audience. " Et Florence Méhauté de terminer en ces termes : " Le public n'est pas dupe. Et ce genre d'autopromotion facile ne contribue pas à réhausser l'image, parfois dégradée, qu'il a de la télé. "

Je n'ai rien coupé de ce billet, c'eut été dommage. Je me permets néanmoins d'y ajouter ceci : Certes, le public n'est pas dupe - quoi que, ne nous faisons tout de même pas trop d'illusions ! - ; cependant, dans la mesure où il est captif, toutes les chaînes, qu'il s'agisse de télévisions ou de radios, fonctionnant selon le même registre, il est bien obligé d'absorber, comme les oies ou les canards, ce dont on le gave, notamment la promotion insupportable des petits copains et des copines, laissant bien souvent sur le trottoir les véritables talents... C'est ce qu'on appelle avoir une déontologie et, surtout, en respecter les règles essentielles !

Un dernier mot encore, après tout, je suis écrivain et, moi aussi, j'ai droit à mes humeurs : Ce billet m'a rappelé la comédie, parfaitement orchestrée d'ailleurs, à laquelle, dans La Grande Librairie, diffusée par France 5,  se sont livrés l'an dernier François Busnel, l'animateur, et Delphine Le Vigan, l'écrivaine, l'un étant le mari de l'autre et l'autre l'épouse de l'un, à propos du livre publié par cette dernière : Rien ne s'oppose à la nuit. Une comédie parmi d'autres, dira-t-on ? et dont plus personne ne se souvient ? Pas si sûr...

Ce jour même, à cette heure.

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