Publié par Gérard Glatt

le-crepuscule-de-onfray.jpgOn n'en connait apparemment pas l'auteur. En revanche, le titre est plus qu'apparent : " Michel Onfray ". Quant au sous-titre, il nous met l'eau à la bouche : " Le crépuscule d'une idole ". Personnellement, je savais l'existence de Michel Onfray, un philosophe, paraît-il. Mais ce que j'ignorais jusqu'à présent, c'était qu'il fût au rang des idoles. Ainsi, Michel Onfray serait déboulonné et remis à sa juste place. Ai-je bien compris ? Pourquoi pas ? Personnellement (encore), si tel était le cas, cela ne me ferait ni chaud ni froid.

 

Plus sérieusement, la jaquette du livre de Michel Onfray, accessoirement intitulé : " Le crépuscule d'une idole ", que viennent de publier les éditions Grasset, me rappelle les propos que tenait Roger Gouze, dans un épisode de la (hélas !) défunte Apostrophe.

 

Cela se passait en 1977. Roger Gouze venait de sortir le " Bazar des lettres ", chez Calmann-Lévy, et voici ce qu'il répondait à Bernard Pivot, considérant les devantures des libraires et, plus précisément, ce qu'on proposait, déjà, à l'époque, aux futurs lecteurs :

 

" Il y a les livres qui traitent des questions à la mode, l'environnement, les femmes, la pollution, où l'on met en très gros la question qui sera traitée et, en tout petit, l'auteur, qui n'a à peu près aucune importance. Ce qui faisait dire à Julien Gracq que le nom de l'auteur est là comme le nombril au milieu du ventre, c'est à dire que s'il n'y était pas, cela se verrait, mais qu'il ne peut servir à une recherche de paternité. Et puis, il y a les livres où seul l'auteur compte, parce qu'on en parle, parce que c'est une starlette, un homme politique en vue, etc. Alors là, au contraire, le nom est en très gros, et puis ce qu'il y a dessous, ce dont on va parler, n'a pas grand intérêt..."

 

Et la littérature, dans tout cela ? Eh bien, la littérature, vous ne l'avez pas encore compris ? Elle est passée à la trappe. Comme la pensée. J'y reviendrai...

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