Publié par Gérard Glatt

Autres-Venise-P-Morand.jpgUn petit livre comme il y en peu. Digne du Venises si justement célébré que Paul Morand nous livra en 1971. Paul Morand, notre portraitiste des villes : NewYork, cet indispensable vade-mecum sans lequel, il me semble, la grosse pomme ne m'aurait si aisément livré son âme, Bucarest, Londres... Je l'ai découvert par hasard, comme j'allais à l'une de ces rencontres littéraires auxquelles la Maison des écrivains et de la littérature (MEL) nous convie régulièrement les mercredis, parfois les samedis, à l'auditorium du Petit Palais. J'étais en avance, et voilà...

De la taille d'un calepin, pas même 86 pages, quelques écrits réunis, publiés en leur temps, à l'occasion ou dans quelques revues, comme Les Nouvelles Littéraires ou bien Art et Médecine, sur une présentation d'Olivier Aubertin. Venise essentielle, Venise indispensable à nos respirations. Je cite : " Au consulat de France, de jeunes mariés venaient, hier, demander un secours ; ils n'avaient plus un sou. Se faire rapatrier ? Pas question, on est trop bien, à Venise. En toute naïveté, ils attendaient que la France officielle leur fît cadeau d'une prolongation de bonheur... "

Vendredi prochain, pour la xième fois, je descendrai de l'avion, puis je prendrai le vaporetto, ligne 1, pour débarquer quelques quarts d'heure plus tard, non loin de la place Saint-Marc... Mes bagages ne sont jamais autant préparés à l'avance que lorsque je pars à Venise. J'ai l'impression d'y être déjà, comme l'année dernière et les années d'avant... Fourré dans la poche de ma veste, D'autres Venise m'accompagnera.

Commenter cet article