Publié par Gérard Glatt

chez-marie-cancale-gg.jpgAllez savoir pourquoi ? J'apprécie beaucoup cette portion de la rue du Port qui conduit de la place de l'Eglise Saint-Méen à la place de la Victoire. Etroite et quasi réservée aux piétons, il y a là quelques commerçants qui la rendent bien agréable, du Dressing by Inès, nouvellement installé, à la belle fromagerie qui fait également le coin avec la rue du Maréchal Juin. Je n'irai pas plus loin dans l'étalage de mon savoir de crainte d'oublier certains des acteurs qui font de ce lieu, je le répète, un passage obligé bien sympathique. Et puis, de toute façon, tôt ou tard, je dirai quelques mots de chacun d'eux.

 

Il y a quelques mois déjà, je déplorais la fermeture du Carpe Diem, le café qui, me semblait-il, ponctuait agréablement l'espace, grâce à ses quelques tables, posées ici et là, devant sa façade. Ainsi, les dimanches, jour de marché, pour peu que le temps soit de la partie, ce qui est de moins en moins rare, l'a-t-on remarqué ? l'animation était ici des plus plaisantes, qui incitait à ralentir l'allure, fussions-nous terrriblement en retard.

 

Je déplorais cette fermeture, mais je ne voulais pas y croire vraiment, aussi, voyant disparaître régulièrement le courrier qu'on glissait sous la porte, je me disais que ce lieu un jour ou l'autre ouvrirait à nouveau ces portes. Régulièrement, je jetais un œil ; je m'inquiétais tout de même un peu.

 

Et puis, l'hiver dernier, il a fallu que je m'absente. Une histoire de santé ! Dans ma tête, je n'avais pas quitté Cancale pour autant. J'écrivais. Je rêvais d'elle hier, je l'espérais demain. Je continuais de penser au Carpe Diem. Je me demandais : " Lorsque je reviendrai, y aura-t-il quelques lumières au-dessus du bar ? et quelques clients discutant joyeusement ? "

 

Ainsi, cet été, ai-je découvert Chez Marie, embelli et teinté de vieux rose, et, à nouveau, sur la terrasse, laissant un espace convenable aux véhicules, les tables et les sièges, et quelques parasols... Et, c'est vrai, j'ai retrouvé la vie qui nous faisait défaut, les voix éraillées de quelques uns, passant tout près, les verres pleins, assez souvent vides, les rires aigrelets des enfants. Il n'en fallait pas davantage pour que je fusses heureux.

 

Je n'étais jamais allé au Carpe Diem ; je me promets de faire un tour Chez Marie, pour un café par exemple.

 

Ce jour même, à cette heure.

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