Publié par Gérard Glatt

Le 27 mars dernier, sur France Inter, dans l'émission de Pascale Clark, Comme on nous parle, Eva Bettan devait révéler le jury du prix du Livre Inter ainsi que les romans sélectionnés.

Au tout début, Alain Mabanckou, président du jury pour cette année 2014, déclara : " ... le prix du Livre Inter est réputé pour son indépendance, sa clarté et sa distance par rapport à certaines pratiques germano-pratines qu'on reproche à tort ou à raison aux grands prix littéraires en France... "
 
Certes, dans le choix des membres du jury, Alain Mabanckou n'avait pas tort. Mais qu'en était-il des livres sélectionnés ? et déjà les connaissait-il ?


Eva Bettan les désigna chacun son tour, de Julliard à Gallimard en passant par Rivages, Acte Sud, Grasset, Le Seuil et Minuit, leurs éditeurs. De bons livres, certainement, on aurait tort d'en douter. Mais tous issus, Ô incroyable stupeur ! de ce coeur germano-pratin auquel, selon ce que nous avait pourtant assuré Alain Mabanckou dix minutes plus tôt, était censé échapper le prix du Livre Inter.
 
On comprend pourquoi, dans ces conditions, ni Pascale Clark ni Eva Bettan n'avaient relevé l'innocente, voire candide déclaration d'Alain Mabanckou.


J'ajoute que si Alain Mabanckou avait été un peu plus curieux, il aurait remarqué qu'il en est ainsi chaque année. Car chaque année, au moins 9 des dix romans en lice pour le prix du Livre Inter sont, peu ou prou, des livres publiés par des éditeurs germano-pratins. Difficile pour le jury, y compris son président, d'y échapper. N'est-ce pas ?

Ce jour même, à cette heure.

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